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Du répertoire
About This Project

Echo

 

Reprise d’une vive traversée

La pièce projette la mémoire du répertoire dans un temps recomposé, accueilli par une jeune équipe d’interprètes qui expérimente et s’approprie l’écriture de la chorégraphe.

création 2003

 

du 10/12/2008 au 10/12/2008
Le Volcan
Place Gambetta
02 35 19 10 10
Le Havre 76600 France (Nord-Ouest)

 

du 27/01/2009 au 27/01/2009
Le Manège de Reims
2, boulevard du Général Leclerc
03 26 47 30 40
www.manegedereims.com
Reims 51100 France (Nord-Est)

 

du 08/12/2009 au 08/12/2009
Théâtre Paul Eluard
162, rue Marice Berteaux
01 34 10 20 20
Bezons 95870 France (Ile-de-France)

 

La pièce à venir sera un voyage à travers une dizaine d’extraits de pièces antérieures. Une écriture conjuguée donc du passé au présent vers le futur. Fondre en une articulation le précipité d’œuvres passées, dégager de chacune d’elle sa couleur propre et faire surgir une forme nouvelle qui témoignera en particulier du multiple sur un plateau, du chœur, de la solidarité que possèdent les danseurs.

“Du mouvement, juste cela. Celui de Catherine Diverrès. Une danse aux multiples visages tendus, offerts à l’espace. Un esprit aussi qui parle de gravité et de poids, de vide et de verticalité, de qualité de présence, de relation au monde. Une écriture surtout, délicate ou tranchée, fluide ou poreuse, où les corps vibrent au moindre écho dans l’espace, réagissent aux plus infimes particules de sensations traversées. Après avoir entrepris un premier travail de transmission auprès de ses interprètes féminines dans Voltes, la chorégraphe a choisi de retraverser ses œuvres, sept de ses pièces créées au cours de ces vingt dernières années.

Catherine Diverrès, qui dans San interrogeait le geste du peintre, son rapport à la surface, au cadre et à la couleur en lien avec le travail chorégraphique, se pose ici la question de la musicalité. L’ensemble des extraits sélectionnés, agencés selon une progression rythmique privilégie le chant des corps (…) Stances solitaires, cadences liées à l’évocation de la communauté et son histoire, toutes les palettes du temps palpitent sur le plateau, dans un espace noir et profond qui se transforme par vagues, se teinte de différentes couleurs, varie selon les émotions et les états traversés. Un voyage intérieur qui nous parle d’une communauté et de sa langue. La danse.”

Irene Filiberti

 

collaboration artistique et scénographie Laurent Peduzzi

danseurs Fabrice Dasse, Julien Fouché, Tamara Stuart-Ewing ou Carole Gomez, Isabelle Kurzi ou Marta Izquierdo Munoz, Sung-Im Kweon, Filipe Lourenço, Thierry Micouin, Kathleen Reynolds

lumières Catherine Diverrès et Pierre Gaillardot

costumes Cidalia da Costa

masques Hafid Bachiri

textes Rigout, F. Pesoa interprété par T. Hernandez et N. Ledu

musiques Nakasawa, D. Gambiez, P Symansky, B. Montet, Hartmann et I. Caven

composée d’extraits des pièces L’Arbitre des élégances 1986, L’Ombre du ciel 1994, Stances 1997, Fruits 1996

crédits : Tristan Valès

Durée 70 mn

 

Une production du Festival de Danse de Cannes

et du Centre Chorégraphique National de Rennes et de Bretagne.

 

Nice matin – 05 décembre 2003

Cannes danse avec «l’Echo »

Album d’images chorégraphiques de ses pièces les plus inventives, Catherine Diverrès et le centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne, ont présenté un spectacle attachant, troublant.

(…) Echo, la création que Catherine Diverrès a réservée à Cannes, se regarde comme un album chorégraphique qui projette sur la scène du théâtre Debussy la mémoire, mélancolique, parfois terrifiante, des pièces les plus significatives de son répertoire.

(…) Une suite implacable qui exige de ses beaux danseurs une belle énergie, une tension, une science de la gestuelle, une présence, qui font de ces images parfois provocantes, parfois subtiles, parfois sidérantes, un écho, un reflet de notre époque énervée.

L’univers de Catherine Diverrès, nourri de la mémoire des maîtres avec lesquels elle a travaillé Blaska, Bagouet, Cunningham,(…) mais dont elle s’est détachée pour cultiver sa propre sensibilité, sa propre écriture rude et implacable, mais capable de finesse et de grâce nostalgique, se révèle angoissant, dans sa vision pourtant poétique.(…)

 

Presse Océan – 2 avril 2004

« Echo » : Catherine Diverrès contre l’oubli

(…) Qui dit Catherine Diverrès dit exigence, exigence vis-à-vis d’elle-même, exigence demandée aux spectateurs.

Cette « grande dame » de la danse contemporaine ne chorégraphie pas pour séduire. Sa pièce chorégraphique Echo, créée lors du festival de Cannes en 2003, discerne sans scinder Echo 1 d’Echo 2 : deux fois cinquante minutes pour questionner le temps, le souvenir du répertoire chorégraphique, de L’Arbitre des élégances (1991) à Corpus (1999), et plus particulièrement sa transmission.

(…) La première phase construit lentement un espace chorégraphique où se rencontrent les temps, les corps, les mouvements, les gestes et les paroles. Le couple y occupe une place prépondérante, figure centrale, tourmentée, désespérée, duale ou tout en délicatesse.

(…) Puis Echo 2 naît d’Echo 1, comme une nouvelle forme de réponse, plus incisive, plus résistante. Le spectateur curieux, accompagné ou pas de son dictionnaire préféré, ressent et lit chaque instant chorégraphique comme les pages d’un livre inachevé. L’esthète y côtoie le profane, le tolère, eut aimé peut-être que la réciproque existe davantage.(…)

Cécile Favier

 

Ouest France – 24 janvier 2004

(…) On ne sait par où commencer, tant le programme est copieux. Deux parties pendant lesquelles la chorégraphe joue avec nos nerfs, soufflant le froid et le chaud. À travers des ambiances tantôt tendues, tantôt plus légères. Des portés et jetés parfois violents, parfois si aériens. Des corps à corps virils, énergiques et puissants, mais en retenue. Des ensembles s’unissant pour une danse initiatique et se déstructurant.(…)

Mystique et tourmentée, douce et sur la défensive, ironique et bouleversante, interrogative… De cette œuvre, il ne reste que des images fulgurantes et suspendues. L’univers de Catherine Diverrès.

Janik Le Caïnec