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Au répertoire, Création
About This Project

Echo

 

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Chorégraphie Catherine Diverrès

Collaboration artistique et scénographie Laurent Peduzzi

Danseurs distribution en cours

Lumières Fabien Bossard

Costumes Cidalia da Costa

Musiques Nakasawa, D. Gambiez, P Symansky, B. Montet, Hartmann et I. Caven

Composée d’extraits des pièces L’Arbitre des élégances 1986, L’Ombre du ciel 1994, Stances 1997, Fruits 1996…

Partenaires impliqués à ce jour La Maison des arts de Créteil, le festival Faits d’hiver, Le Volcan au Havre, le Ballet du Rhin, Pôle-Sud, Danse à tous les étages, Les Scènes du Golfe et d’autres discussions sont en cours

 

Le corpus des danseurs visite une écriture chorégraphique qu’il s’agit d’éprouver. Pour tenter de suspendre, de déjouer, le temps. Fondre en une articulation le précipité d’oeuvres passées. Faire surgir une forme nouvelle qui témoignera du multiple, du choeur, de la solidarité. Pour rendre vivante cette mémoire essentielle que les danseurs transmettent. Mise à jour d’une écriture chorégraphique contre l’oubli.

 

Irene Filiberti

 

crédits : Tristan Valès – Lee Yanor

 

 

 

La première version d’Echo a été créée en 2003,  production du Festival de Danse de Cannes

et du Centre Chorégraphique National de Rennes et de Bretagne.

 

Nice matin – 05 décembre 2003

Cannes danse avec «l’Echo »

Album d’images chorégraphiques de ses pièces les plus inventives, Catherine Diverrès et le centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne, ont présenté un spectacle attachant, troublant.

(…) Echo, la création que Catherine Diverrès a réservée à Cannes, se regarde comme un album chorégraphique qui projette sur la scène du théâtre Debussy la mémoire, mélancolique, parfois terrifiante, des pièces les plus significatives de son répertoire.

(…) Une suite implacable qui exige de ses beaux danseurs une belle énergie, une tension, une science de la gestuelle, une présence, qui font de ces images parfois provocantes, parfois subtiles, parfois sidérantes, un écho, un reflet de notre époque énervée.

L’univers de Catherine Diverrès, nourri de la mémoire des maîtres avec lesquels elle a travaillé Blaska, Bagouet, Cunningham,(…) mais dont elle s’est détachée pour cultiver sa propre sensibilité, sa propre écriture rude et implacable, mais capable de finesse et de grâce nostalgique, se révèle angoissant, dans sa vision pourtant poétique.(…)

 

Presse Océan – 2 avril 2004

« Echo » : Catherine Diverrès contre l’oubli

(…) Qui dit Catherine Diverrès dit exigence, exigence vis-à-vis d’elle-même, exigence demandée aux spectateurs.

Cette « grande dame » de la danse contemporaine ne chorégraphie pas pour séduire. Sa pièce chorégraphique Echo, créée lors du festival de Cannes en 2003, discerne sans scinder Echo 1 d’Echo 2 : deux fois cinquante minutes pour questionner le temps, le souvenir du répertoire chorégraphique, de L’Arbitre des élégances (1991) à Corpus (1999), et plus particulièrement sa transmission.

(…) La première phase construit lentement un espace chorégraphique où se rencontrent les temps, les corps, les mouvements, les gestes et les paroles. Le couple y occupe une place prépondérante, figure centrale, tourmentée, désespérée, duale ou tout en délicatesse.

(…) Puis Echo 2 naît d’Echo 1, comme une nouvelle forme de réponse, plus incisive, plus résistante. Le spectateur curieux, accompagné ou pas de son dictionnaire préféré, ressent et lit chaque instant chorégraphique comme les pages d’un livre inachevé. L’esthète y côtoie le profane, le tolère, eut aimé peut-être que la réciproque existe davantage.(…)

Cécile Favier

 

Ouest France – 24 janvier 2004

(…) On ne sait par où commencer, tant le programme est copieux. Deux parties pendant lesquelles la chorégraphe joue avec nos nerfs, soufflant le froid et le chaud. À travers des ambiances tantôt tendues, tantôt plus légères. Des portés et jetés parfois violents, parfois si aériens. Des corps à corps virils, énergiques et puissants, mais en retenue. Des ensembles s’unissant pour une danse initiatique et se déstructurant.(…)

Mystique et tourmentée, douce et sur la défensive, ironique et bouleversante, interrogative… De cette œuvre, il ne reste que des images fulgurantes et suspendues. L’univers de Catherine Diverrès.

Janik Le Caïnec