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La maison du sourdCréation du 12 au 15 novembre 2008 au TNB - Rennescréation 2008 « Quand Diverrès travaille sur le merveilleux, elle ne propose pas des images sages pour fillettes et garçonnets en mal de princesses et de princes. Elle déborde, invite des personnages plus dévergondés, grinçants et hostiles. Dans la Maison du sourd, tout résonne, irraisonné. » Marie-Christine Vernay Libération - 18/11/2008
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« Toute création est accumulation puis soustraction. Le fil obsessionnel qui m'occupe avec constance, est celui de la transmission, de la mémoire sous toutes ses apparences, mais sans nostalgie, sans narration, sans images et sans citations. Contre l’aplatissement des esthétiques, faire surgir le singulier, le particulier dans un dialogue commun qui ne gommera pas les identités : le projet en effet s’articule à partir d’interprètes chorégraphiques français, espagnols et de trois musiciens dont un français, un japonais et un espagnol. Déjà la vieille articulation à ressaisir, à mettre à vif : le rapport entre la danse et la musique, non pas savante et écrite, mais imprévisible et insolente. L’enjeu sera donc pour moi de ne pas polir cette relation mais aussi de ne pas laisser faire les certitudes des uns et des autres enferrés dans leur médium. En ce sens, je souhaite ouvrir à des artistes invités un espace d’échange, celui du plateau. A chacun de ces différents artistes de prendre en charge, de répondre avec leur geste particulier, leur écriture, à un espace-temps ouvert et défini à la fois (comme un plan séquence dans un film). Laisser dans ma propre écriture comme un trou, une ouverture, à d’autres écritures à partir de questions précises. L’artiste invité peut être présent dans la représentation ou non, choisir de travailler ou non avec le noyau des interprètes, ou intervenir à partir d’autres supports : textes, images etc.… La forme que j’envisage est donc mouvante, et poursuit l’expérience de Blowin’ (basée sur un travail d’improvisation mais circonscrit par des thèmes, des principes laissant au programmateur l’articulation de la représentation). Poursuivre ou prolonger, transformer plutôt l’exploration d’une responsabilité partagée dans l’acte de créer une forme, un espace-temps singulier. Peut-être cette pièce sera-t-elle polymorphe et donc infléchie par la participation des différents artistes invités, peut-être sera-t-elle au contraire une forme « finie », mais traversée par les signes et les directions de ces artistes? »
Catherine Diverrès |